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Aide-soignant·e

Formation, débouchés, rémunération : le métier d'aide-soignant.e

Figue emblématique du secteur de la santé, l’aide-soignant.e, partenaire privilégié du personnel infirmier, œuvre au bien-être des patients, en effectuant des tâches logistiques, de soins et d’aide à l’autonomie. Formation, débouchés, rémunération : le Guide Social fait le point sur cette profession remplie de sens.

Être aide-soignant.e, c’est exercer un métier gratifiant mais qui demande une disponibilité de chaque instant !

Intégré dans une équipe de soins, l’aide-soignant.e s’occupe, sous la supervision et la responsabilité du personnel infirmier, de patients malades ou dépendants. Que ce soit dans les hôpitaux, dans les MR/MRS ou encore à domicile, son rôle est de veiller au bien-être et au confort des personnes fragiles. Il est là pour faciliter la vie des malades ou des personnes dépendantes en leur assurant un maximum d’autonomie ou en les aidant dans les tâches de la vie de tous les jours.

Mais que fait-il concrètement ? Tout d’abord, ce professionnel du secteur de la santé peut poser une série d’actes infirmiers, au bénéfice des patients : administrer des médicaments ou des gouttes oculaires, mesurer la tension artérielle, la température ou le taux de glycémie ou la tension, surveiller les sondes ou encore poser des prothèses ou des bas de contention.

Il est également en charge de tâches logistiques. Par exemple, il assure le service des repas (distribution mais aussi aide à l’alimentation et à l’hydratation). Dans ses missions, nous retrouvons aussi des soins d’hygiène : toilette, réfection des lits…

Une chose est certaine : l’aide-soignant est un appui fondamental pour les équipes de soins car c’est lui qui entretient un contact privilégié avec les patients au quotidien. L’aide-soignante accompagne et soutient les patients dans toutes les étapes, notamment dans le cadre de soins palliatifs.

Un métier empathique et physique

Parce qu’ils sont sollicités par les autres professionnels de santé à chaque instant, aide-soignant.e est un métier sportif au quotidien. Les aides soignant.e.s doivent veiller à de nombreux facteurs d’hygiène et de sécurité, détecter tous les problèmes éventuels et assurer le premier relais de communication entre le patient et le personnel soignant.

Mobile et précis dans son travail, l’aide-soignant.e doit être avant tout méthodique. Il est également important que l’aide-soignant.e soit capable d’établir une relation appropriée avec le patient, basée sur la confiance et la patience. Plus présent et moins distant que les autres professionnels de la santé, il arrive que l’aide-soignant(e) devienne le confident des patients. C’est pour cela qu’il doit faire preuve d’une grande capacité d’écoute et être empathique aux besoins des patients.

Les compétences à développer

  • Appliquer les techniques appropriées de soin d’hygiène corporelle.
  • Observer les signes de bien-être ou de souffrance du patient.
  • Manipuler et transporter la personne.
  • Agir en concertation avec l’équipe soignante.
  • Rédiger des rapports, participer à des réunions.
  • Respecter les règles d’hygiène, de sécurité et de déontologie.

Les qualités essentielles

  • Goût pour les contacts humains.
  • Empathie, écoute, sens du dévouement.
  • Patience.
  • Sens de l’observation.
  • Rigueur.
  • Résistance physique.
  • Sens de l’organisation.
  • Disponibilité.
  • Prise de recul.
  • Maîtrise de soi.

Les formations

Pour être aide-soignante, il existe plusieurs cursus après le secondaire, de jour mais aussi en horaire décalé :

- Suivre une 7e année dans l’enseignement secondaire professionnel
- Se former dans l’enseignement en alternance en 1 an (CEFA)
- Se former dans l’enseignement de promotion sociale en 1 à 2 ans selon les horaires choisis (cours du jour/soir ou e-learning partiel)

Poursuite des études

L’obtention du diplôme d’aide-soignant(e) s’accompagne de l’octroi du CESS. Par conséquent, tous les jeunes diplômés peuvent ensuite se rediriger vers des études non-universitaires, comme le brevet en soins infirmiers, ou universitaires. On peut par exemple penser à un bachelier en soins infirmiers, bachelier d’instituteur maternel ou primaire, ou encore un bachelier d’éducateur spécialisé.

Accès à la profession

Essentiel dans la prise en charge et l’octroi des soins, le métier d’aide-soignant(e) est depuis 2006 entièrement reconnu par la législation. Le métier dispose donc de formations spécifiques ainsi qu’un titre reconnu. Par conséquent, il est indispensable d’être enregistré comme aide-soignant(e) pour pouvoir exercer. Cet enregistrement est possible au sortir d’une formation reconnue par l’Etat belge, que ce soit en enseignement secondaire professionnel, en enseignement de promotion sociale ou via d’autres formations qualifiantes.

Seules les aides-soignantes en possession d’une attestation d’enregistrement et un visa, sont autorisées à assister l’infirmière au niveau des soins et de l’éducation à la santé des patients. « Sous le contrôle de l’infirmier et dans une équipe structurée, l’aide-soignant peut effectuer un certain nombre d’activités d’infirmières spécifiques », peut-on lire sur le site IMT-B d’Actiris. « L’enregistrement comme aide-soignant se fait soit sur base d’un diplôme ou certificat, soit sur base de l’expérience acquise, soit sur ces deux bases. De plus amples informations sont disponibles sur le site web du SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement. »

Les débouchés

Peu importe le chemin d’études emprunté, l’aide-soignant a les mêmes possibilités d’embauche dans le public ou le privé. À noter que le métier s’exerce comme salarié en très grande majorité.

Il, elle peut travailler dans :

  • Le secteur hospitalier
  • Une maison de repos ou une maison de repos et de soins
  • Une maison de soins psychiatriques
  • Un centre de soins de jour
  • Un centre de court séjour
  • Le secteur des soins à domicile.
  • un CPAS.

Les horaires sont souvent irréguliers, répartis en régimes du matin (tôt) ou du soir (tard), et comportent des prestations de nuit et de week-end. L’aide-soignant.e peut également travailler au domicile de ses patients, lorsqu’elle est employée dans un service d’aide familiale. Dans ce dernier cas, le travail s’effectue selon des horaires réguliers.

Le métier sur le marché de l’emploi

En Wallonie, le métier d’aide-soignant est considéré comme une fonction critique par le Forem. Ainsi, les opportunités d’emploi sont en augmentation depuis plusieurs années : on recense environ 2.000 offres d’emploi par an !

Depuis plusieurs années maintenant, les employeurs de la santé et du social peinent à recruter des aides-soignants dans le sud du pays. Or, les besoins de main d’œuvre sont énormes et le seront encore plus dans le futur en raison du vieillissement des populations mais aussi des besoins qu’a fait apparaitre la crise sanitaire. « La toute grande majorité des propositions de recrutement dans le métier d’aide-soignant émane sans surprise principalement des secteurs de l’action sociale et de la santé. Dans près de six cas sur dix, les opportunités connues concernent des emplois dans le secteur des maisons de repos », analyse le Forem.

Une des particularités de ce métier est le régime de travail des postes proposés. Et pour cause : dans la majorité des propositions, il est question d’emplois à temps partiel mais également de contrats à durée déterminée et de remplacement. Le temps plein est marginal (moins d’un dixième des opportunités !). Même topo pour le travail intérimaire.

La rémunération

L’aide-soignant peut travailler dans les hôpitaux, dans les maisons de repos (et de soins) ou encore à domicile. La rémunération varie en fonction d’un élément essentiel : la mise en application ou non du fameux barème de l’IFIC. Pour tout savoir sur le salaire de ce professionnel de la santé, rendez-vous sur l’article très complet “Quel est le salaire d’un aide-soignant en Belgique ?”.

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